mardi 15 avril

Message d'Amour

Que tu sois d'Arabie, d'Egypte ou bien d'ailleursQue ta peau soit blanche, jaune ou noire la couleurQu'usé par le labeur, ton vieux corps soit difformeTon coeur et le mien sont de la même formeAlors prend ma main, ne sommes-nous point frères ?Soumis aux mêmes lois sur cette pauvre terreNe sois plus rejeté sans amour et sans joieHomme de la rue, viens je t'offre un toit. Il n'abrite un palais, mais bien pauvre demeureCependant l'on y rit, quelquefois l'on y pleure.A défaut de dorures, y brille la chaleur,La seule qui réchauffe et... [Lire la suite]
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lundi 07 avril

La rose

Prends cette rose aimable comme toi,Qui sert de rose aux roses les plus belles,Qui sert de fleur aux fleurs les plus nouvelles,Dont la senteur me ravit tout de moi. Prends cette rose, et ensemble reçoisDedans ton sein mon coeur qui n'a point d'ailes :Il est constant et cent plaies cruellesN'ont empêché qu'il ne gardât sa foi. La rose et moi différons d'une chose :Un Soleil voit naître et mourir la rose,Mille Soleils ont vu naître m'amour, Dont l'action jamais ne se repose.Que plût à Dieu que telle amour, enclose,Comme une fleur, ne... [Lire la suite]
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jeudi 03 avril

La chanson du pauvre homme

Pauvre et seul, je m'en suis alléA travers une vie nouvelle,Et jamais je n'ai retrouvéMa gaîté d'hirondelle. La gaîté de l'âge où l'on dortSous l'oeil du père et de la mère.Mon bonheur avec eux est mortEt scellé sous la pierre. Et je vois les moissons blondir, Le verger blanc devenir rose...Et sans trêve il faut repartirDans l'avenir morose. Pourtant le pauvre délaisséAime à voir la foule joyeuse ;Et je dis à chaque cité :"Sois grande ! sois heureuse !" Tu ne m'as pas, ô Dieu clément !Donné que misère et tristesse :Il tombe de ton... [Lire la suite]
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dimanche 30 mars

Le secret

Charmante histoire d'un songe..Nous avons tous tenu dans nos mains de petits trésors réels ou imaginaires que nous avons perdus et que nous avons retrouvés dans des rêves... Sur le chemin près du boisJ'ai trouvé tout un trésor :Une coquille de noixUne sauterelle en orUn arc-en-ciel qu'était mort. A personne je n'ai rien ditDans ma main je les ai prisEt je l'ai tenue ferméeFermée jusqu'à l'étranglerDu lundi au samedi. Le dimanche l'ai rouverteMais il n'y avait plus rien !Et j'ai raconté au chienCouché dans sa niche verteComme... [Lire la suite]
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lundi 24 mars

La fenêtre de la maison paternelle

Autour du toit qui nous vit naîtreUn pampre étalait ses rameaux,Ses grains dorés, vers la fenêtre,Attiraient les petits oiseaux. Ma mère, étendant sa main blanche,Rapprochait les grappes de miel,Et ses enfants suçaient la branche,Qu'ils rendaient aux oiseaux du ciel. L'oiseau n'est plus, la mère est morte ;Le vieux cep languit jaunissant,L'herbe d'hiver croît sur la porte,Et moi, je pleure en y pensant. C'est pourquoi la vigne enlacéeAux mémoires de mon berceau,Porte à mon âme une pensée,Et doit ramper sur mon tombeau. Alphonse de... [Lire la suite]
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mardi 11 mars

Au travail

Au travail ! Au travail ! Qu'on entende partoutLe bruit saint du travail et d'un peuple debout !Que partout on entende et la scie et la lime,La voix du travailleur qui chante et qui s'anime !Que la fournaise flambe et que les lourds marteaux,Nuit et jour, et sans fin, tourmentent les métaux !Rien n'est harmonieux comme l'acier qui vibre,Et le cri d'un outil aux mains d'un homme libre.Au fond d'un atelier, rien n'est plus noble à voirQu'un front tout en sueur, un visage tout noir,Un sein large et bronzé que la poussière souille,Et deux... [Lire la suite]
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mercredi 27 février

Beauté

Toi qui brille enfoncée au plus tendre du coeurBeauté, fer éclatant, ne me sois que douceurOu si tu me devais être une chose amèreEn aucun temps du moins ne me sois étrangèreBrûle et consume-toi, mon unique soleilQue, ton dur javelot, ton javelot vermeilDardant de jour en jour une plus pure flammeJe sois régénéré jusque au fard de l'âmeEt même ma raison folle de te sentirNe reconnaisse plus si c'est vivre ou mourir. Charles MAURRAS (1868/1952)
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mardi 26 février

Accalmie

O mer immense, mer aux rumeurs monotones,Tu berças doucement mes rêves printaniers ;O mer immense, mer perfide aux mariniers,Sois clémente aux douleurs sages de mes automnes. Vague qui viens avec des murmures câlinsTe coucher sur la dune où pousse l'herbe amère,Berce, berce mon coeur comme un enfant sa mère,Fais-le repu d'azur et d'effluves salins. Loin des villes, je veux sur les falaises mornesSecouer la torpeur de mes obsessions,- Et mes pensées, pareils aux calmes alcyons,Monteront à travers l'immensité sans bornes. Jean... [Lire la suite]
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dimanche 17 février

Sonnet

Qu'il est triste, mon Dieu de n'avoir plus sa mère !Chers petits orphelins, qui donc guide vos pas ?Qui sait par un baiser sécher vos paupières ?Qui sourit à vos yeux ? Qui vous suit pas à pas ? Qui répond à vos voix, charmant et doux mystère ?Qui vous tient sur son coeur, et vous parle tout bas ?Personne, mes chéris, vous n'avez plus de mère !Votre gazouillement on ne le comprend pas ! De l'amour maternel, de ses tendres caresses,De ses regards si doux, si remplis de tendresses,A peine vous avez le triste souvenir ! Le soir quand... [Lire la suite]
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vendredi 15 février

SEULE

Voyez-la s'avancer sur le bord de la route,Puis s'arrêter soudain, humble et le front baissé.Peut-être dans son coeur la pauvre vieille écouteLes échos affaiblis des voix de son passé. Elle marche isolée, oublieuse des heures,Partie au grand matin, surprise par le soir,Elle n'approche pas des rustiques demeuresOù sur le banc de bois l'étranger peut s'asseoir. Le crépuscule ami descend sur la feuillée ;Dans le clocher s'émeut l'appel de l'angélus,Mais vous ne verrez pas la vieille agenouillée...L'âme ne peut prier quand l'oeil ne... [Lire la suite]
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