A toi l’humain, qui rêvait d’espérances,
Dans la pureté de ta fragile innocence,
Au seuil de ta vie, devant son soleil couchant,
Profonde est ta vision d’un lointain passé...
Celui, où enfant, tu respirais les fleurs,
Est dans ta main, puisait l’essence du bonheur !
Sur les chemins, où le cœur s’ouvrait à l’Amour,
Tu goûtais aux fruits défendus de toujours !
Belle jeunesse, jetée aux pâturages !
Sur lesquels, demeure l’ivresse des âges …
Il te faut renaître par delà cette vie,
Comme une étoile, qui en ton sein brille et luit,
Afin qu’elle éclaire à nouveau l’homme,
De ce qu’il fut, et de tous ses rêves qui dorment !
Retrouver sur une terre fertile en vendanges,
L’innocence, puisée aux gouffres de ses errances !
Il te faut sonder, cette mémoire du temps,
Où tu étais alors, qu’un tout petit enfant…
Le verbe aimer alors, était pour toi un chant,
Et sa grâce, résonnait en ton cœur si aimant…
Tu étais alors comme un petit ange,
Dont les ailes étaient faites de plumes blanches !
Te souviens-tu de tes premiers pas, fébriles,
Chaotiques… si confiants, mêmes fragiles ?
Te souviens-tu de l’Amour qui te fut donné,
Dans le regard d’un proche, ou d’un baiser semé
Sur des lèvres aimantes, à jamais gravées ?
Toi l’enfant, qui croyait aux douces licornes,
Avant que tes yeux se voilent, ne soient borgnes...
Crois-tu toujours en cet Amour, même si dur,
Sur ton chemin, que la vie et ses épreuves,
Auront affligé, en des plaies et blessures ?
Et l’heure tourne au cadran du temps, qui s’abreuve,
De tes souvenirs, et de leurs jours si heureux,
Et dans tes mains, que les rides ont façonnées,
Est inscrit l'ouvrage de ta vie, édifiée...
Dans ta chair et dans ton sang, bat follement
Toutes les ivresses de tes saisons aimantes !
Un bouquet parfumé de toutes leurs essences !
Tu étais alors, un berger et tes matins,
S'enivraient d'ivresses, vers tes lendemains !
Oui… humain, inscrit au livre de ta vie,
Non point toutes les richesses en pièce d’or !
Seulement, ce don de soi, en unique trésors !
Celui qui donne sans compter, si infini !
Et soit, comme un poisson dans une rivière,
Qui nage, et ne sait où il va, mais pour ses frères,
Est une nourriture éternelle, comme la mer !
Car le don d'aimer, est une source liesse !
Sur les rives de l’éternité, soit musique !
Recueille, aux fontaines harmoniques,
L’eau qui te tient vivant en ce monde !
Et dans le vent des libertés, profonde
Est l’âme qui aura su s’élever par-delà,
Les horizons lointains, d’une vie ici bas…
Et, sur les rives de ton innocence,
Entends à nouveau, dans une douce clémence,
le chant oublié ...de l'Amour...

Corinne (Cronin)

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