Voyageur altéré, d'une eau vive je rêve,
Et n'ai plus soif lorsque j'arrive au bord du puits ;
J'ai faim et j'ai sommeil, et jamais je n'achève
Ni le pain qu'on me sert, ni mes rapides nuits.

Printemps, n'êtes-vous beaux qu'au déclin des automnes ?
Pour croire au Paradis, faut-il qu'il soit perdu ?
Heureux qui peut goûter les bonheurs monotones
Et l'insipide fruit qui n'est pas défendu !...

Léo LARGUIER - 1878/1950

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