Il y a la Nuit des Temps,
Celle dont on ne sait rien,
Puis, celle qui finit trop tôt
Celle où l'on en sait trop
Les nuits où l'on dort ;
Et celles où l'on ne dort pas.
Celles où l'on rêve,
Celles où l'on se retourne sur son matelas
Sans savoir que faire
De cette nuit qui n'en finit pas
Les nuits, où l'on fait la fête
Celles où l'on perd la tête
Celles du premier faux pas
Celle où l'on n'en fait pas
Mais, où l'on voudrait bien en faire,
Plutôt que de ne rien faire
La nuit tant attendue
Par ceux qui travaillent
Par ceux qui ont trop bu,
Et qui font ripaille
Et ceux qui n'ont rien à manger,
Ceux qui ont du mal à digérer
Il y a bien sûr, des nuits calmes
De longues nuits sans vacarme,
Entendre certains bruits;
En passant une bonne nuit.
Je suis, parfois, fatiguée,
Malheureuse, angoissée,
Je rêve de me reposer
J'ai du chagrin, du tourment
Seul, mon corps se repose,
Ma tête, en vers ou en prose,
Me raconte tant de choses
Que j'attends le matin
Et me réveille enfin !
Je me réveille en faim,
Faim de quoi ? du petit déjeuner
De mes cauchemars à raconter
Du travail à recommencer
De la sieste à ne pas manquer
De sortir pour vous rencontrer
De ne rien dire et de vous écouter
C'est dur, il me faut parler,
Ainsi, s'achève ma journée,
Heureuse et décontractée,
Je suis à nouveau fatiguée,
J'ai envie de dormir,
J'ai envie d'en finir,
De me reposer.
Demain, je recommencerai
Vous serez là ; près de moi
Vous me direz n'importe quoi ;
Votre charme et votre sourire,
Feront toujours, que je vous admire.

Solana
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